Les néo-grands-mères
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Le terme de grand-mère paraît presque inapproprié tant elles ont changé ! Oubliez le chignon, les confitures et les robes-tabliers fleuries : aujourd’hui, la grand-mère a la cinquantaine pimpante et assumée et refuse de ne se consacrer qu’à ses enfants et petits-enfants. Senior Strategic, société de conseil en stratégie sur le marché des seniors, décrit le phénomène dans un baromètre rendu public à l’occasion de la dernière Fête des grands-mères. Celles-ci sont aujourd’hui 9,2 millions en France, dont la grande majorité – près de 7 millions – a entre 50 et 65 ans. Dans cette tranche d’âge, la naissance du premier petit-enfant survient en moyenne à l’âge de 54 ans. Un évènement qui marque surtout pour ces jeunes mamies l’entrée dans un tout nouveau rôle. Un évènement qui leur a par ailleurs fait prendre un coup de vieux… Mais les grands-mères interrogées dans le cadre de ce baromètre racontent toutes une joie et un sentiment d’accomplissement. Un quart d’entre elles évoquent tout de même un sentiment de peur. Il faut dire que la cinquantaine est l’âge où se multiplient et se superposent les rôles : éventuelle séparation ou remariage, seconde carrière, ménopause, départ du dernier enfant et ce rôle de grand-mère…

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De fait, les femmes de 50-65 ans n’envisagent plus leur rôle de la même façon. Si elles estiment rester le pivot de la famille, elles déclarent s’occuper de leurs petits-enfants quand elles le veulent et si elles sont libres. Sous-entendu, plus question d’y sacrifier sa vie de jeune senior ! Elles affirment ainsi des valeurs propres aux baby-boomers, que sont l’hédonisme, la liberté individuelle, voire la nostalgie de leur jeunesse. C’est aussi une génération qui a profité des Trente glorieuses, des biens matériels et de la consommation liée au plaisir, et qui, lorsqu’elle le peut, entend continuer à en profiter. Tout le contraire des grands-mères de plus de 70 ans qui, elles, gardent les petits-enfants quand leurs parents l’ont décidé. Le temps d’activités partagées se résume ainsi, chez les 50-65 ans, à quelques heures par mois, à raison de promenades, shopping, restaurant, voire de virées en vacances.

Autre signe de l’évolution des mœurs d’un troisième âge qui porte mal son nom : si mamie reste le surnom préféré des grands-mères, les baby-boomeuses l’apprécient moins que leurs aînées. Enfin, Internet fait une percée remarquée parmi les moyens de contact privilégiés avec sa famille, sans pour autant détrôner le sacro-saint téléphone.

Et vous, quelle grand-mère êtes-vous ?