La solitude, ennemie du cœur
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C’est la Fédération française de cardiologie qui le dit : la solitude et l’isolement sont les ennemis du cœur. Elle explique que les personnes seules ou privées de relations sociales sont deux fois plus susceptibles que les autres de développer des pathologies graves, comme les maladies cardiovasculaires. L’isolement peut en effet, au bout d’un certain temps, conduire à la sédentarité, à la prise de poids, à un stress accru qui, à son tour, peut déclencher un tabagisme, une mauvaise alimentation ou entraîner une hypertension artérielle, plus élevée chez les personnes seules.
solitude

Bref, favoriser l’apparition d’une crise cardiaque ! De sérieuses et vastes études, dont l’une a porté sur plus de 300 000 individus suivis pendant sept ans, ont ainsi prouvé que l’absence de lien social augmente la mortalité. Il y a plusieurs décennies, on observait même un taux de décès plus élevé chez les enfants vivant en orphelinat. Et la communauté scientifique range désormais la solitude au même niveau que le tabac, la mauvaise hygiène alimentaire et l’absence d’exercice.

La Fédération française de cardiologie souligne donc l’importance de se tourner vers les autres : un sourire, un coup de fil, au-delà du plaisir ressenti ont des conséquences sur la santé. Pourquoi même ne pas donner de son temps pour une cause ? Ne pas partager au sein d’une communauté ? Les effets seront tout aussi bénéfiques. Se montrer généreux, rien de tel pour les artères !

Ou, mieux encore, se construire une vie affective riche. Toujours selon la Fédération, si l’activité physique régulière est conseillée pour une bonne santé du cœur, la vie amoureuse est tout aussi importante ! Explications : l’activité sexuelle stimule le muscle cardiaque, favorise la circulation artérielle et veineuse et libère des hormones relaxantes. Les hommes et les femmes qui ont au moins deux rapports sexuels par semaine ont ainsi 45 % de risques en moins de développer une maladie cardiovasculaire que ceux qui n’en ont qu’un par mois ou moins.